Ne sachant pas que c'était impossible, il le fit.

Suresh en classe 10

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Gokul, notre troisième filleul

 

Troisième

 

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Un témoignage qui nous avait ému ...

Voici Suraj trois ans

plus tard...

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Douleur permanente

Il a décidé de nous quitter un jour de janvier 2014...

Anniversaire :

7 janvier 2014, Jayakumar décidait de nous quitter...

3 ans déjà...

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Coïncidence ?!?...

Premières rencontres avec les petits d'Uthavum Ullam
Entrée de l'orphelinat

Février 2008, trois d'entre nous posions les pieds en Inde. Nous avions idée, outre de faire du tourisme dans l'Etat du Tamil Nadu, de courir après le Père Ceyrac.

Jésuite installé en Inde depuis les années 30, ce missionnaire a travaillé toute sa vie avec les plus déshérités du pays et notamment les enfants des rues. Ses actions nous interpellaient et peut-être pouvions-nous alors trouver des relais locaux avec qui il nous aurait été possible de travailler...

 

Aucun de nos amis indiens ne connaissait notre projet. Nous leur avions simplement demandé de nous héberger chez l'habitant. Nous sommes arrivés en pleine nuit et avons pris nos installations à 3 heures du matin.

 

Dès six heures le lendemain, le village où nous étions s'éveillait bruyamment. Pourtant habitué par plusieurs séjours précédents, nous nous étonnions notamment du bruit qui venait de la maison située juste en face.

Certes, les familles indiennes sont plutôt grandes, mais là nous ne comprenions pas comment il était possible qu'une seule pouvait avoir tant de gamins.

Plusieurs panneaux affichaient pourtant la couleur mais ni le mot anglais ni le tamoul ne retint notre attention.

24 heures plus tard, alors que nous prenions le petit-déjeuner sur la terrasse, juste en face de cette maison étrange remplie de petits indiens plus sales les uns que les autres, la responsable du centre nous invite à descendre visiter sa structure : nous étions bien en face d'un orphelinat.

 

Abdul, orphelin indien
Abdoul si meurtri par notre séparation

Encore maintenant des questions sans réponse pour l'incroyant interpellent cette idée de coïncidence.

 

Quelle était la probabilité pour que nous nous retrouvions devant un tel établissement, à moins de cinq mètres, dans un pays près de 6 fois la France alors que nous gardions discrète notre quête ?...

 

Les réponses n'étaient plus nécessaires. Nous devions dans tous les cas nous rallier à l'évidence : plus la peine de courir après le Père Ceyrac, notre marche ou bien notre envie si forte ou encore des anges comme un ami cher aime à le rappeler de temps à autre avaient mis sous nos pas le guide de notre réalisation.

 

De ce moment, notre projet était lié à notre parole. Celle d'avoir promis à une vingtaine d'enfants dont Abdoul si meurtri par la première séparation, que nous reviendrions cinq mois plus tard et que nous les accompagnerions dans leur devenir.

 

Et cinq mois plus tard, nous y sommes revenus donnant à la fois valeur à la promesse et consistance à l'engagement.

 

Depuis, même si les événements ont façonné notre travail, nous y sommes présents deux fois par an, partageant au moins avec ces enfants 2 mois et demi chaque année.