Notre premier filleul

---     K. Suresh     ---


2020 - Une année blanche

Décembre 2020 - La famille de Suresh

Notre voyage de début d'année 2020, le trentième depuis notre investissement indien, ne nous a pas permis de rencontrer Suresh et sa famille.

Nous espérions les retrouver en août. Mais la crise de la Covid, brutale et violente, a fermé les frontières indiennes depuis mars 2020.

Alors, nous continuons à échanger avec eux via Whatsapp.

Ils vont tous bien aux dernières nouvelles reçues en décembre 2020.


2019

Nous n'avons pas pu rencontrer Suresh et sa famille cette année.

En effet, les Soeurs d'Asha Nivas nous ont signalé qu'il n'était pas bon d'aller dans le bidonville où vit Suresh. Notre présence aurait pu causer du tort à la famille car, même accompagnés par une Soeur d'Asha Nivas et de leur représentante sur place, la jalousie de soutenir une famille plutôt qu'une autre peut être source de rackets, d'intimidation, de violences aussi.

Regrets


La nouvelle résidence

Septembre 2018

Septembre 2018 - La nouvelle demeure de Suresh et sa famille
Septembre 2018 - Suresh

Suresh et sa famille ont déménagé pour intégrer une cité flambant neuve, à l'image de nos banlieues françaises. Des bâtiments imposants, les uns sur les autres.

Ils occupent néanmoins un avant dernier étage en pignon, visible sur la photo ci-dessus, juste derrière l'arbre central. Ils n'ont pas de vis à vis pour l'instant, ce qui ne serait durer.

Leur appartement de 2 pièces (une chambre et une cuisine) comprend maintenant un sanitaire intégré (WC, douche. Il est donc plus grand que ce qu'ils louaient dans leur bidonville, à un prix beaucoup plus bas.

Néanmoins, la famille doit se déplacer tous les jours en bus pour rejoindre leur travail ou leur école pour les enfants.


2017 - Expulsés de leur bidonville

Voilà deux ans, notre filleul et sa famille fuyaient leur masure totalement noyée par des eaux de pluie diluvienne.

La famille réunie en septembre 2017 à l'occasion d'un diner commun à l'extérieur

  Après avoir réintégrés leur maison plus de 3 semaines après le début des intempéries, leur vie avait repris ponctuée de nombreuses difficultés habituelles (financières, maladies, scolarités, ...).

Et puis un matin de novembre, nous avons reçu un message de Suresh confirmant un déménagement en urgence dans les faubourgs sud de Chennai...

Destruction totale du bidonville
Destruction totale du bidonville
Destruction totale du bidonville

Le gouvernement a décidé de détruire totalement le bidonville dans lequel notre protégé vivait.

Un pelleteuse est donc arrivée à grand renfort de présence policière puis a commencé minutieusement à tout mettre à plat.

Nous ne savons pas combien de temps Suresh, sa sœur et ses parents sont restés à la rue.

Toujours est-il qu'ils sont à nouveau à l'abri dans un appartement, officiel cette fois-ci. Nous ne manquerons pas de les rencontrer à notre prochaine visite.

En attendant, la scolarité de la sœur aînée et de Suresh ont bien été perturbée. Il est même probable qu'elle ait été interrompue depuis car le trajet est devenu long et onéreux pour cette famille.

 A suivre donc...


Juin 2017 - L'année de la réussite

Photographié par lui-même, Suresh présente toute la détermination pour valider cette importante année de 3ème.

 

En Inde, cet examen équivalent du Brevet des collèges, est d'une importance cruciale : tout comme le baccalauréat détermine l'accès aux études supérieures, la classe 10 ouvre les portes d'une poursuite de scolarité ou bien le monde du travail.

 

Nous avons la chance d'avoir régulièrement la famille au téléphone et échangeons souvent.

 

Voilà quelques jours encore, nous avons été alertés des difficultés financières particulièrement lourdes. Le père de famille malade, les deux enfants en étude, seule la mère travaillait.

 

Nous avons donc décidé pour une fois encore de subvenir au plus pressé en leur faisant parvenir une aide financière de secours.

 

D'autres nouvelles viendront ponctuer cette page au fil de nos rencontres, de nos appels et de notre suivi tout particulier.


Août 2016 - Ça va mieux

Août 2016 - Suresh change ; il grandit. En classe IX, équivalent 4ème en France

Un retour, un détour, des visites... Et nous voilà chez Suresh, toujours à la même place, revenu avec sa famille dans son ancien logement qu'il avait quitté en urgence en décembre dernier.

 

Tandis que nos protégés grandissent, nous vieillissons avec ce même sentiment de poursuivre nos actions commencée en 1994...

 

Suresh et sa famille vont beaucoup mieux. Une petite télévision est revenue, un réfrigérateur trône à nouveau. Une armoire est pleine de vêtements. Même des poissons dans leur grand bocal vous accueillent, comme avant.

Août 2016 - Suresh et sa famille

Nos trois années de fidélités ont permis de transformer notre relation première de parrain - filleul en amis de la famille.

 

Nous pouvons alors nous permettre d'aborder des sujets plus délicats touchant principalement le quotidien de leur vie.

Août 2016 - Soeur de Suresh - 1ère année d'université

Ainsi le père de famille s'inquiète-t-il déjà des frais de scolarité pour les trois prochaines années de son fils. 10000 roupies par an (soit moins de 150 € environ) serait-il vraiment un problème pour notre niveau de vie ? 10 € par mois serait-ce la mer à boire ? Pour cela, notre réponse fut immédiate : ce n'est pas un problème, le moment venu nous serons présents. Seule condition : que Suresh travaille bien à l'école. Nous y veillerons.

 

Mais le quotidien, c'est aussi les besoins basiques : l'eau, la nourriture, l'hygiène, les soins...Comment pourrions-nous continuer à vivre si nos amis n'ont pas à manger tous les jours ?

 

Suresh a maintenant notre numéro de téléphone. Il a pour consigne de nous appeler dès que son estomac et celui de sa famille n'auront pas été remplis d'une journée.

 

Plus que des mots, des paroles... Nous avons construits nos actions indiennes sur des actes validant nos propos.

 

A bientôt Suresh au téléphone, nous t’appellerons comme nous le faisons pour chacun de nos amis indiens...

 

Septembre 2016


Janvier 2016 - mousson exceptionnelle

Dernière nouvelle : A découvrir - un acte de générosité au profit de la famille de Suresh ou 'lorsque ceux qui ne possèdent rien soutiennent et aident ceux qui ont tout perdu'... Suresh rencontre TAM.B.I.ici

Photo prise par un inconnu à Chennai en décembre 2015

Passée presque inaperçue dans les réseaux d'informations français, Chennai a connu cette année - novembre et décembre 2015 - une mousson exceptionnelle que les indiens n'ont jamais vu depuis le début des enregistrements météos indiens il y a plus de 100 ans.

Des tonnes d'eau se sont abattues et ont tout noyé en quelques heures à peine.

Nous nous sommes donc rendus rapidement après notre arrivée chez notre premier filleul, Suresh.

Accompagnés de Sister Amala d'Asha Niva, de Jospeen, travailleuse sociale de rue, et d'Aruldass Président fondateur de Thambi Illam, les maisons de nos petits, nous avons été accueillis par la famille complète. Malgré leurs sourires et les signes de témoignages d'amitiés, Suresh, sa sœur et ses parents ont tout perdu. Vraiment tout !

 

Pour se rendre compte de la gravité de la situation, nous vous invitons à jeter un regard attentif sur la vidéo ci-dessous et notamment la 100ème minute où n'est visible que le toit en tôle d'une maison. Telle fut la même situation pour Suresh.

Cette famille n'a donc plus rien et à besoin de racheter tout. D'une simple cuillère aux plats pour faire la cuisine en passant par le réchaud, les nattes de paille pour dormir, des vêtements, des cahiers, de la nourriture...

Et puis cette mousson a empêché le père de famille de travailler pendant plusieurs semaines. Donc pas de ressources.

Et pourtant, de toutes les personnes rencontrées dans toutes les zones affectées, ils racontent toujours les mêmes événements avec les mêmes sourires.

 

En accord avec les membres d'Asha Nivas présents, nous avons immédiatement soutenu financièrement cette famille.

Par ailleurs, Mr Aruldass spontanément s'est proposé de les aider en les invitant à venir dans nos maisons d'accueil récupérer du riz, des lentilles, de l'huile, du sucre et tout ce qui sera possible de partager.

 

Pourquoi faut-il encore que ceux qui ont le moins trouvent toujours l'occasion de donner encore ?

 

Nous avons besoin d'aide. Les besoins sont énormes !

 

Janvier 2016

Nota : nous regrettons de ne pas pouvoir vous présenter de nouvelles photos de Suresh mais sortir l'appareil photo dans ces conditions notamment dans un bidonville nous paraissait complètement indécent.

Nous avons invité la famille de Suresh à nous retrouver dans les bureaux d'Asha Nivas rapidement.


Juin 2015 - Un bonjour à nos amis

From the left : Mrs Jospeen, social worker of Asha Nivas, Suresh's mother, Suresh and Sister Amala from Asha Nivas - july 2015
Notre tout premier filleul : Suresh - Juin 2015

Comme à notre habitude à chacune de nos visites, nous sommes partis avec Jospeen, travailleuse sociale d'Asha Nivas et Soeur Amala, visiter notre tout premier filleul.


Même si la famille habite toujours le même quartier du bidonville, elle a décidé de prendre une location plus grande afin de permettre à leurs enfants d'étudier dans les meilleures conditions possibles.


Prendre une photo extérieure reste toujours très difficile sans créer de jalousies alentours qui viendraient rendre encore plus difficile la vie de nos amis.


Leur nouvelle maison, en dur avec un toit de tôle ondulée et une chaleur suffocante en-dessous, est coincée au fond du bidonville tout près d'un dépôt d'ordures de voisinage et d'une sorte de petite rivière si sale que de la regarder pourrait déjà vous transmettre des maladies.


Suresh a bien grandi depuis notre dernière rencontre. Il est maintenant en classe VIII, équivalent de quatrième en France.

Suresh et sa maman - juillet 2015

Aimant toujours les poissons, il a conservé son aquarium d'origine.


Avec les ans et l'habitude de nous voir, il est devenu bien plus à l'aise à l'oral et n'hésite plus à entamer une conversation.


Son père et sa sœur n'étaient pas présents cette fois-ci. Le premier parti travailler après une semaine coincée au lit, la seconde n'étant pas revenue de l'école. Sa sœur poursuit ses études avec courage et est maintenant en classe XII, équivalent du baccalauréat français.


Trois années de rencontres régulières ont permis à la mère de Suresh de se confier plus facilement sur ses difficultés tant financières que matérielles. En fait, heureusement que les enfants vont à l'école car ils s'assurent ainsi d'un repas quotidien. Sans moyens, Suresh et sa famille n'avaient même pas de quoi acheter et faire cuire ni riz, ni galettes... Les réserves étaient vides.

En famille

Dans tous les cas, nous suivons et accompagnons cette famille comme notre engagement de parrain nous y invite.


Nous reviendrons.


Entre-temps, Suresh nous a demandé de lui faire des petits signes d'amitiés téléphoniques.


A suivre donc... Nous pourrons vous donner des nouvelles régulièrement.


Décembre 2014 - Nouvelle visite

Comme à chacune de nos visites indiennes, nous ne nous privons pas pour retourner voir notre tout premier filleul, Suresh.

Suresh et sa famille, chez lui - Déc. 2014

Les années passent et le voilà maintenant en classe 7.

Peu loquace au début de nos rencontres, Suresh a maintenant la parole plus aisée et n'hésite ni à répondre à nos questions, ni à nous interroger.

Sa grande sœur, en classe 11, équivalent de seconde / première en France a réussi son examen de passage de classe 10 avec 350 points sur 500. Elle poursuit donc son cursus scolaire avec attention et tente de pouvoir poursuivre ses études.

Nous avons profité de notre visite pour découvrir également la belle collection de poissons que Suresh aime à montrer à ses visiteurs. Un poisson lune avec quelques petits requins nagent tranquillement dans un large bocal rectangulaire.

Et puis Suresh aimant toujours dessiner, il nous a promis de nous faire un cadeau de sa composition.

En effet, nous avons prévu d'aller le voir de nouveau ce mois de décembre avant notre retour en France. Noel approchant et la famille de Suresh étant chrétienne, nous avons pensé que leur permettre de fêter dignement ces fêtes de fin d'année pourrait les sortir un peu de leur quotidien ordinaire.


Nos rencontres 2013

La famille du jeune Suresh - janv. 2014

Depuis notre toute première visite qui est restée gravée dans nos mémoires, nous avons pu revenir régulièrement voir notre premier filleul tout au long de l'année 2013.

 

La famille habite toujours dans ce modeste logement tout près d'un cours d'eau ressemblant bien plus à un égout à ciel ouvert qu'à une véritable rivière tellement il est rempli de déchets en tout genre.

 

La famille, composée de 4 personnes vit dans une seule pièce sans eau courante ni toilettes. Un seul petit mur sépare les lieux en deux, créant ainsi un minuscule coin cuisine.

Les 16 toilettes et douches, elles, se trouvent à l'extérieur et sont communes aux 2000 habitants du bidonville.

 

Pourtant Suresh et sa sœur ne se plaignent jamais de leur sort et trouvent toujours l'occasion de sourire si ce n'est de rire aux éclats devant nos interrogations.

Notre filleul poursuit sa scolarité sérieusement tout en ne se cachant pas quand même qu'il préfère parfois dessiner que de suivre les cours de mathématiques.

Sa sœur, plus âgée, est en classe X, un virage important en Inde qui donne la possibilité de poursuivre ses études en cas de réussite de l'examen gouvernemental en fin d'année scolaire. En cas d'échec, elle n'aura pas d'autres choix que de travailler pour amener des ressources complémentaires à la famille.

En début d'année (ici en juin), Asha Nivas paye tous les frais de scolarités de notre filleul et offre une bourse à la famille à cette occasion.

 

La proximité ainsi créée avec Suresh et sa famille est un atout considérable dans le suivi de l'avenir de notre filleul.

 

Nous espérons pouvoir le faire encore longtemps.

Suresh et sa famille - janv. 2014
Notre fileul, Suresh et sa soeur - Janv. 2014


Notre première rencontre

Compte-rendu de rencontre du filleul K. SURESH
03 janvier 2013

Accompagné de la Sœur TINITA et d'une des travailleuses sociales d'Asha Nivas, nous nous sommes rendus en auto-rickshaw chez notre premier filleul K. SURESH.

Nous fûmes reçus par toute la famille qui, prévenue de notre arrivée la veille, nous attendait. Leur surprise fut grande lorsque après un bonjour traditionnel anglais, j'ai pu communiquer directement en tamoul avec eux. Leurs yeux s'illuminèrent et leurs sourires, radieux, éclairèrent la petite pièce où nous fûmes introduit.

Un thé, des pains fourrés à la confiture et des gâteaux à la crème nous furent offerts.

Connaissant la difficulté de cette famille, ces offrandes représentaient un fort investissement de leur part, estimé aux alentours de 70 ~ 80 roupies...

J'ai offert une boite de crayons de couleurs au garçon et un paquet de bonbons, achetés en France. Je lui ai demandé de me faire un joli dessin avec qu'il me fera parvenir lorsque je serai revenu en France.

Par ailleurs, j'ai enregistré son anniversaire sur mon téléphone tout en demandant le numéro de portable de son père lui promettant que je l’appellerai le 30/4 prochain pour lui fêter ses 10 ans.

Un rendez-vous à Asha Nivas cette fois-ci a été pris pour la semaine suivante pour lui montrer que sur internet, il est maintenant enregistré et connu des adhérents de l'association.

Notre première visite, fort conviviale et chaleureuse, dura aux alentours d'une petite demie-heure.

Le 4 janvier 2013

 

Président fondateur de TAM.B.I.

Olivier and Duresh's family - Jan. 2013
Family of Suresh, our sponsor boy - Jan.2013



Notre prochain voyage sera donc l'occasion de le rencontrer, parler avec ses parents et commencer ainsi notre cheminement de parrain.

 

Nous ne manquerons pas, bien sûr, de vous informer dès que possible.

 

Septembre 2012